Publié le 10 Sep 24
Septembre turquoise est une campagne nationale de sensibilisation aux cancers gynécologiques.
A cette occasion l’ICANS se mobilise pour apporter de l’information spécifique sur les cancers gynécologiques, sensibiliser à l’importance du suivi médical et offrir un temps d’échanges pour aller à la rencontre de patientes et de professionnels de santé.
« Trop de femmes pensent que le suivi gynécologique devient inutile après la ménopause. Pourtant ce suivi est indispensable, que ce soit pour les seins ou pour l’appareil génital. Certains cancers présentent des signes d’alerte très spécifiques, comme le saignement par le vagin. D’autres donnent des symptômes plus sournois, comme une constipation trainante, des ballonnements. Si ces symptômes se prolongent ou s’aggravent, il faut absolument consulter », explique Dr Lauriane EBERST, Oncologue médical à l’ICANS
Près de 15 000 cas de cancers de l’appareil génital sont recensés par an en France. Ils sont majoritairement situés au niveau :
- De l’endomètre (le corps de l’utérus) : avec 8 800 nouveaux cas par an et une incidence en constante augmentation, il constitue le 4ème type de cancer chez les femmes. Il est souvent lié à l’obésité et à la sédentarité.
- De l’ovaire : l’adénocarcinome de l’ovaire (90% des cas) et les tumeurs non épithéliales de l’ovaire (10% des cas), rassemblent 5 200 nouveaux cas par an et constituent la 8ème cause de cancer chez la femme. Près d’un tiers des cas est lié à une prédisposition génétique.
- Du col de l’utérus : bien que sa fréquence soit en diminution constante depuis 20 ans, le cancer invasif du col de l’utérus touche encore plus de 3 100 nouvelles femmes chaque année, ce qui le situe au 12ème rang des localisations de cancer. Il est lié au papillomavirus (HPV) dans 99% des cas. On estime que la vaccination contre l’HPV permettra éradiquer complètement ce cancer.
- De la vulve et du vagin : sont des types de cancer plus rares. Ils représentent moins de 5% des cancers féminins. Certains sont également en lien avec l’HPV.
Il est possible de se protéger contre les HPV responsables des cancers du col de l’utérus, grâce à la vaccination. Elle est aujourd’hui proposée aux jeunes filles et jeunes garçons entre 11 et 14 ans, et va également être proposée jusqu’à 25 ans.
Pour tous les autres cas, le suivi gynécologique reste le seul moyen pour les femmes de prévenir et détecter précocement la plupart des cancers gynécologiques et mammaires. Dès leur puberté et tout au long de leur vie, même après la ménopause y compris après 75 ans, il est conseillé aux femmes d’adopter un suivi médical régulier auprès d’un professionnel de santé adapté – médecin traitant, gynécologue ou sage-femme.
Pour en savoir plus sur notre campagne #ICANSenTURQUOISE
